Citation extrait de la page 55

     Il y a beaucoup plus à dire, par exemple, en sus de l’aversion de la psychologie et de la psychiatrie pour les indications de vies antérieures, une bonne partie du dogme chrétien s’opposait à cette notion. Le raisonnement est complexe et profondément enraciné dans l’orthodoxie chrétienne dont l’attrait principal était l’espoir d’une résurrection physique. Toujours est-il que l’argument, en bref, est le suivant : si comme le suggèrent divers écrits gnostiques, l’âme humaine est destinée à renaître, alors de toute évidence, la menace d’une damnation éternelle perd de son venin. Ce qui ne veut pas dire que le pêcheur ne souffre pas dans la doctrine gnostique. Au contraire, la Terre devient un enfer sans fin pour ceux qui, vie après vie, demeurent privés de la grâce de Dieu. Toutefois, d’un point de vue strictement œcuménique, une doctrine de la réincarnation aurait tendance à saper l’autorité de l’Eglise en tant que moyen unique d’être sauvé et d’accéder à la vie éternelle par la grâce du Christ. De plus, elle tendrait à saper les sources de revenus de l’Eglise, y compris la vente des indulgences. C’est pour cela qu’en 553 après Jésus–Christ, au cours de la Seconde synode de Constantinople, on se débarrassa formellement de toutes ces doctrines.

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     Naturellement, rien de tout cela ne faisait partie des réflexions de Ron. Ses préoccupations étaient purement d’ordre pratique et déterminées uniquement par le facteur résultat. L’audition bénéficiait-elle oui ou non aux individus qui abordaient ce qu’ils percevaient comme des expériences traumatiques d’une vie antérieure ? Aucun autre facteur, qu’il soit politique ou philosophique, n’était jugé pertinent. D’ailleurs, fit-il remarquer aux membres du conseil d’administration de la Fondation, et ce en termes non mitigés : « Vous ne pouvez pas passer de résolutions pour décider de ce qui est ou n’est pas dans le mental humain. »

     Vous trouverez ci-dessous l’introduction de Ron à ce que l’on pourrait considérer comme l’aboutissement de ces recherches : Avez-vous vécu avant cette vie ? de 1960. Ce texte documente quarante-deux cas sur lesquels les procédés d’audition avancés de Scientologie furent utilisés afin de soulager des difficultés provenant de vies antérieures. Ce que ces quarante-deux cas nous disent sur un plan philosophique plus vaste est bien entendu monumental, et touche notre existence tout entière... Sans compter le principe quelque peu renversant selon lequel, comme Ron l’a exprimé sans ambages : « Ce que nous créons dans nos sociétés pendant cette vie-ci agit sur nous dans notre prochaine vie. » Les résultats de ces procédés d’audition de Scientologie furent tout aussi renversants ; il existe des cas documentés de personnes irrémédiablement paralysées par la polio qui retrouvèrent toute leur mobilité après, et seulement après, avoir fait face à des vies antérieures. Enfin, pour ceux qui sont intrigués par de tels détails, il y avait ensuite le cas d’une jeune scientologue qui se rappela non seulement les circonstances de sa vie antérieure, mais aussi l’endroit exact de son enterrement. Après quoi elle visita un cimetière au sud de l’Angleterre et là, exactement comme elle s’en était souvenue au cours de l’audition, elle retrouva la pierre tombale par ailleurs oubliée qui portait son ancien nom.Fin de Texte



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